Piscine en hiver : Importance de laisser de l’eau pour l’entretien !

Un chiffre : chaque hiver, des centaines de bassins fissurés ou déformés témoignent d’un geste simple mal compris. Vider sa piscine paraît anodin, pourtant la réalité technique tranche net avec l’intuition.

Vider une piscine avant l’hiver expose le bassin à des risques structurels majeurs. La pression exercée par la terre environnante peut provoquer des fissures, un soulèvement du fond ou l’effondrement des parois. Laisser un certain niveau d’eau constitue une recommandation technique adoptée par l’ensemble des professionnels, même en cas de non-utilisation prolongée.

La pratique de l’hivernage s’appuie sur des principes précis afin de préserver la durabilité du bassin et la qualité de ses équipements. Une gestion inadaptée entraîne des réparations coûteuses et des désordres irréversibles.

Pourquoi laisser de l’eau dans sa piscine pendant l’hiver est essentiel

Laisser de l’eau dans une piscine en hiver ne répond pas à une simple question d’apparence. L’eau joue un rôle de bouclier face aux poussées du sol qui cernent le bassin. En l’absence de ce volume, la terre environnante exerce une pression latérale sur les parois, risquant de les déformer ou d’endommager le revêtement, en particulier pour une piscine enterrée.

Le maintien du niveau d’eau contribue aussi à une meilleure stabilité face au froid et protège le liner du craquèlement. Un bassin vidé reste vulnérable aux caprices du climat, au gel comme aux variations brutales de température. Préserver une hauteur d’eau adaptée durant la période hivernale limite l’apparition de microfissures et aide à conserver l’étanchéité du bassin.

Voici comment procéder pour un hivernage efficace :

  • abaisser le niveau sous les buses de refoulement,
  • maintenir une filtration minimale selon le mode d’hivernage retenu,
  • ajouter des produits spécifiques pour limiter la prolifération des algues et des bactéries.

L’entretien de l’eau pendant la saison froide protège la qualité du bassin pour la reprise au printemps. Cela réduit l’apparition de dépôts calcaires, limite les salissures et empêche les taches sur les parois. Hiverner sa piscine sans la vider, c’est miser sur la sécurité de la structure, la durée de vie des équipements et une remise en service bien plus simple quand reviennent les beaux jours.

Quels risques en cas de vidange totale : mythes et réalités

Certains sont tentés de vider intégralement leur piscine pour l’hiver, imaginant simplifier le nettoyage ou l’entretien. C’est une fausse bonne idée. Un bassin vidé se retrouve exposé à des pressions inhabituelles : la terre pousse sans résistance sur les parois, ce qui peut entraîner fissures, déformations, voire soulèvement du fond pour une piscine enterrée. Le sol humide accentue encore ces tensions sur le béton ou le revêtement.

Les matériaux utilisés, béton, coque polyester, membrane armée, supportent mal l’absence d’eau sur une longue période. Le liner se rétracte, des craquelures apparaissent, les joints s’assèchent, la coque risque de bouger. L’étanchéité se retrouve alors compromise, et les frais de réparation deviennent vite conséquents.

Au-delà des dommages sur la structure, une vidange complète a un autre revers : lors du remplissage au printemps, il faut davantage de produits de traitement, ce qui alourdit la facture et l’impact environnemental. À l’inverse, garder de l’eau simplifie la remise en route, protège la structure et préserve l’équilibre du bassin. Un hivernage bien mené, c’est la garantie de retrouver une piscine saine et prête pour la baignade.

Hivernage réussi : conseils pratiques pour protéger votre bassin

Préparer sa piscine pour l’hiver ne se résume pas à cesser la baignade. Il s’agit de maintenir la qualité de l’eau, de protéger la structure et d’anticiper la saison suivante. Deux méthodes existent : hivernage passif ou hivernage actif, à choisir selon la région et le type de piscine.

  • Hivernage passif : conseillé dans les régions exposées au froid, il consiste à arrêter la filtration, baisser le niveau de l’eau sous les buses de refoulement, purger les canalisations et installer des flotteurs d’hivernage. Cette méthode protège le bassin contre le gel et réduit les risques de dégradation.
  • Hivernage actif : recommandé pour les zones au climat doux, il prévoit le maintien d’une filtration à faible régime, quelques heures par jour, et la poursuite du traitement de l’eau. On garde ainsi un œil sur le bassin, prêt à repartir dès la fin de l’hiver.

L’ajout d’un produit d’hivernage spécifique s’impose pour limiter le développement des algues et bactéries pendant l’arrêt prolongé. Il suffit de respecter le dosage pour éviter tout excès. Optez aussi pour une couverture d’hiver robuste et bien ajustée, afin de préserver l’eau des saletés et des intempéries.

Pensez à surveiller le niveau d’eau au fil des mois. Un contrôle régulier, surtout en cas de fortes pluies ou de gel, s’avère utile. Les équipements du local technique ne doivent pas être négligés : purge, nettoyage et isolation des vannes, de la pompe et du filtre restent nécessaires.

Un hivernage bien conduit prolonge la vie de la piscine et simplifie l’entretien au printemps, avec à la clé une eau claire et un bassin prêt pour la saison.

Femme nettoyant la surface d

Les erreurs courantes à éviter pour un entretien sans souci jusqu’au printemps

L’hiver vient, la piscine se prépare à une pause… mais quelques négligences peuvent nuire à la qualité de l’eau et à la solidité de la structure. Un nettoyage bâclé laisse des débris, feuilles ou brindilles s’accumuler, favorisant le développement d’algues et de champignons. Avant d’installer la couverture, passez méthodiquement le robot et le balai pour éliminer toutes les impuretés.

Ne laissez pas le niveau d’eau descendre trop bas. Si l’eau manque, le gel frappe directement les parois, ce qui fragilise le revêtement et augmente le risque de fissures. Bien surveiller le niveau chaque mois, même sous la bâche, offre une sécurité supplémentaire pour l’entretien de la piscine.

Les produits de traitement ne sont pas accessoires : un mauvais dosage ou l’oubli d’un traitement hivernal laisse place aux bactéries. L’eau devient trouble, et la remise en route au printemps se complique. Choisissez un produit d’hivernage adapté à la taille de votre bassin et veillez à le répartir de façon homogène.

Le filtre, enfin, ne doit pas être oublié. Un filtre à sable mal rincé ou mal préparé risque l’encrassement, rendant l’eau difficile à retrouver saine pour la nouvelle saison. Nettoyez, purgez, vérifiez chaque vanne : une vigilance régulière, discrète mais efficace, garantit un bassin prêt à profiter des premiers beaux jours sans mauvaise surprise.

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